Marfret toutes voiles dehors

Un vent d’innovation souffle chez Marfret. Engagés dans la transition énergétique, nous avons équipé un de nos navires de voiles du 21ème siècle. Quatre ailes en aluminium ont ainsi été déployées sur le Marfret Niolon, poussé par les Alizées sur la ligne MPV.

Utiliser la force du vent, cette énergie propre, gratuite et inépuisable, comme une aide précieuse à la navigation… Après des mois d’études, Marfret a concrétisé ce projet en dotant le Marfret Niolon de quatre turbovoiles qui devraient  diminuer la consommation de carburant de 10 à 15%. « Nous croyons beaucoup en l’avenir de la conteneurisation de l’énergie et c’est ce qui nous a conduits à opter pour la technologie de la société hollandaise eConowind  ».

Les ailes sont en effet facilement dépliables et installées dans des conteneurs 40 pieds. « Toute l’ingéniosité du conteneur, sur laquelle repose notre activité, est ainsi appliquée au système d’assistance propulsive du navire » souligne Guillaume Vidil. La conteneurisation permet une grande adaptabilité, les ailes pourront aisément être transférées d’un navire à l’autre en fonction des besoins de nos lignes.

À l’intérieur, le système de commande et l’hydraulique facilitent le déploiement des voiles et leur rangement lors des manœuvres au port. Le chef de quart décidera, depuis la passerelle, de hisser les voiles de manière automatisée en fonction des conditions météorologiques.

Marfret envisage de généraliser ce système à l’ensemble de sa flotte roro en le combinant à des alternateurs attelés réversibles, résultant sur une propulsion hybride voile et électricité. « Nous avons la volonté d’organiser notre transition énergétique et de bâtir ce positionnement différencié », affirme Guillaume Vidil. À l’heure de la prise de conscience mondiale des enjeux climatiques, Marfret entend prendre sa part à l’effort collectif.

Photo : le Marfret Niolon équipé de quatre voiles en aluminium qui permettront un gain de 10 à 15% de la consommation de carburant.     

Armer pour affronter les cycles

La désorganisation mondiale de la chaîne d’approvisionnement, provoquée par la pandémie, a plongé l’industrie maritime dans une séquence inédite qui va bien au-delà des cycles économiques caractéristiques du secteur.

La congestion des ports mondiaux, historique par son ampleur et sa couverture géographique, induit de nouveaux comportements de chaque maillon de la chaîne du transport. Le marché erratique combiné au jeu de l’offre et de la demande entraînent une pénurie de navires avec un effet domino qui fait les beaux jours des propriétaires non exploitants. Le prix des loyers ne cesse de flamber au point d’atteindre des taux journaliers historiques à 200 000 dollars.

Cette hausse vertigineuse induit un nombre record de transactions et des comportements menaçant l’équilibre entre affrètement et propriété. Pour se mettre à l’abri des cycles, Marfret a toujours su trouver le savant dosage entre les deux.

Aujourd’hui, la tentation est grande  de céder aux sirènes du plus offrant, soit en augmentant de façon délirante les taux, soit en vendant les navires à des prix indécents. Aux oubliettes la parole donnée dans le shipping, scellée par une franche poignée de main !

La ligne MedCar de Marfret a été exposée à cette mésaventure, un armateur n’ayant pas hésité à payer le prix fort pour acheter le Skiathos que nous affrétions depuis deux ans sur la ligne. Afin de sécuriser nos capacités sur ce trade, nous avons immédiatement réagi en affrétant le Konrad.

Saisissant l’enjeu des équilibres, Marfret a entrepris une intensification de sa stratégie armatoriale. Nous avons ainsi, juste avant la flambée des prix des navires, fait l’acquisition du porte-conteneurs Marius (ex Nordmaple), opéré sur notre ligne NASP, portant notre flotte à huit unités en propriété.

Aujourd’hui, quasiment toutes les lignes du groupe sont opérées en propriété. A la fin de cette année, Medcar ne fera plus exception avec la sortie du Konrad et son remplacement par le Durande qui réintègrera la ligne dix ans pile après l’avoir quitté. Un nouvel horizon se dégage à la faveur d’un marché soutenu au moins jusqu’en 2023. Le temps de l’armateur est venu pour Marfret, gage de nouvelles opportunités de développement des marchés, d’ouvertures de lignes.

Guillaume VIDIL

Bienvenue Marius!

Le Marius (ex Nordmaple) a rejoint la flotte de notre compagnie ce jour à 11h00, lors de son escale commerciale à Dunkerque, à l’issue de l’étape décisive du « closing » marquant son transfert de propriété.

Marius, prénom cher aux marseillais[i], signifie de la mer. C’est aussi l’abréviation de Marfret is useful.

Le navire gréé peut transporter jusqu’à 2500 evp et est équipé de 750 prises reefers. Ses caractéristiques répondent parfaitement, tant en capacité qu’en performances, aux besoins de la ligne NASP sur laquelle il est déployé. Ce service hebdomadaire à jour fixe dessert l’Europe du Nord, la côte Est des Etats-Unis et le Pacifique. Il est le seul service direct du marché entre l’Europe, Papeete et Nouméa, et entre la Nouvelle-Zélande et l’Europe.

L’acquisition du Marius s’inscrit dans notre stratégie d’amélioration constante de nos ratios d’émission de CO2 à la tonne transportée. Le navire, construit en 2018, est équipé d’un moteur à injection électronique de dernière génération garantissant d’excellentes performances en termes de consommation de carburant.


[i] Marius, marin et marseillais, est un célèbre personnage de l’œuvre de Marcel Pagnol. Marfret, compagnie maritime française de ligne régulière, a son siège social à Marseille depuis sa création en 1951.