Marfret renforce son ancrage en Belgique

La compagnie maritime consolide sa présence en Belgique en s’associant avec l’agence maritime Neptumar.

Marfret dessert la Belgique depuis plus de 30 ans, à la fois sur ses lignes transocéaniques conteneurisées et, plus récemment, sur sa ligne MPV spécialisée dans le transport de marchandises roro qui compte Anvers parmi ses ports d’escale.

Afin de consolider sa présence en Belgique, Marfret renforce son partenariat avec Neptumar, filiale de Menzell & Döhle Group en lui confiant la gestion opérationnelle et commerciale de l’ensemble de ses escales dans les ports belges « En nous associant plus largement à Neptumar et au groupe Menzell & Döhle, qui est aussi notre agent en Allemagne, nous adhérons à un réseau, nous partons à la conquête de nouveaux territoires. Nous allons déployer nos équipes opérationnelles et commerciales au sein de l’agence anversoise chargée à la fois de la supervision des escales et de la commission de transport », s’enthousiasme Guillaume Vidil, directeur général de Marfret. Celui-ci  a d’ailleurs prévu de se rendre personnellement début octobre à Anvers et participera, avec les équipes du service MPV, au salon AntwerpXL du 4 au 6 octobre.

Le service MPV, dernier né des liaisons maritimes proposées par Marfret, fait escale à Anvers

Lancé en pleine crise sanitaire, le service MPV est direct, polyvalent et à jour fixe. Il permet d’expédier facilement et sans rupture de charge des voiliers, des autobus, des ailes d’avion… Il relie en 42 jours Pointe-à-Pitre, Fort-de-France et Dégrad-des-Cannes au départ du Havre et Anvers. Marfret a ainsi découvert et apprécié depuis un an la réactivité, la souplesse, la fiabilité et l’efficacité de l’escale anversoise. Le port d’Anvers propose en effet une offre complète de solutions logistiques intégrées. « Nous avons besoin de partenaires fiables qu’il s’agisse de la manutention, de l’avitaillement ou de la maintenance », confie Guillaume Vidil. La fiabilité sociale dont jouit le port d’Anvers, la qualité de son hinterland et la réactivité de ses acteurs portuaires lui permettent de réunir toutes les conditions nécessaires au développement des services proposés par Marfret en Belgique.

Marfret ouvre un service régulier entre l’Égypte et l’Italie

Le service « Égypte-Italie Express » sera lancé mi-octobre au départ de Gênes et de Salerne à destination d’Alexandrie.  Dans le sillage de Claude Vidil fondateur de Marfret, qui desservait la Méditerranée orientale en tramping à la fin des années 50, Guillaume Vidil renoue avec cette destination en proposant, cette fois, un service régulier.

Être armateur, suppose d’être aux avant-postes des évolutions de marchés, d’accompagner les stratégies des producteurs, des industriels et des distributeurs afin d’atténuer la prise de risque inhérente à l’aventure maritime. « En ces temps de relocalisation, où  de plus en plus d’acteurs économiques diversifient leur chaîne d’approvisionnement à la recherche de fournisseurs régionaux, nous lançons un service direct, rapide et de qualité avec une rotation dédiée entre l’Italie et l’Égypte », annonce Guillaume Vidil.

Le « Lydia », porte-conteneurs de 400 Evp de capacité, appareillera de Gênes et Salerne mi- octobre pour son voyage inaugural à destination du terminal Old Port d’Alexandrie. Sur place, Marfret s’appuie sur Pan Marine, une agence maritime implantée dans les principaux ports égyptiens.

Une rotation centrée sur trois ports

« Nous avons un intérêt marqué pour les marchés italien et d’Europe centrale via l’Italie. Les flux commerciaux entre l’Italie et l’Égypte, tout comme ceux de nos autres lignes Nord-Sud, sont équilibrés avec des cargaisons sèches à l’aller et des volumes reefers, essentiellement des fruits, en sortie d’Égypte », expose Guillaume Vidil, qui rappelle la présence en propre de Marfret en Italie depuis 32 ans avec l’agence AEM.

Pour accompagner au mieux le démarrage du service « Égypte-Italie Express », Marfret a positionné 200 conteneurs reefers neufs au départ de Gênes. « L’Italie est le deuxième partenaire commercial de l’Égypte en Europe. La collaboration commerciale entre les deux pays recouvre un large éventail de secteurs», indique Amal Louis, directrice du service Maghreb et Short Sea Lines development manager intra Europe et Méditerranée.

Les clients plébiscitent le démarrage de cette ligne en abondant au fond de cale. Si les volumes sont au rendez-vous, Marfret entrevoit de proposer de nouvelles destinations en Méditerranée orientale.

Le Marfret Guyane a achevé son arrêt technique

Le Marfret Guyane a retrouvé tout son éclat depuis son passage en cale sèche à Shanghai l’été dernier. Marfret a profité de cet arrêt technique à mi-vie pour réaliser des aménagements visant à réduire l’impact environnemental du navire.

L’arrêt technique d’un navire est une étape importante. Elle suppose une visite en profondeur et obligatoire de certaines composantes afin de se conformer aux normes de la société de classification. Le Marfret Guyane, porte-conteneurs de 170 m de long, 27,2 m de large et 1 700 Evp de capacité, a ainsi fait l’objet d’une révision minutieuse, de la quille à la flèche de grue.

Marfret a confié son navire aux chantiers navals de Shanghai, une première pour la compagnie qui confie habituellement l’entretien sa flotte aux entreprises européennes. « Cosco Shipyard Shanghai China a réalisé un travail d’un très bon niveau technique. Cet arrêt technique poussé avait également pour objectif d’améliorer les performances du navire afin de réduire son empreinte environnementale », explique Guillaume Vidil. « Nous avons  installé un système de traitement des eaux de ballast. Pour réduire le frottement de l’eau sur la coque, nous avons également procédé au sablage et à la pose d’une peinture spécifique qui améliore la pénétration et réduit ainsi la consommation de carburant  et donc l’émission de polluants », précise Hugo Becquelin, superintendant en charge du Marfret Guyane.

Une équipe à pied d’œuvre

Pour un arrêt technique aussi important, comprenant une semaine de séjour en cale sèche, il était indispensable de bien préparer en amont le cahier des charges, de sélectionner le chantier et les entreprises prestataires avec rigueur et de commander les nouvelles pièces. « Le Marfret Guyane est arrivé le 6 juillet 2022 à Shanghai, soit un mois à peine après la levée du confinement dans la province. Compte tenu de la crise sanitaire, nous avons pour la première fois effectué un suivi à distance tout en faisant appel à un intermédiaire local.», explique Hugo Becquelin. 

Remplacement des joints des panneaux de cale, interventions sur les glissières et sur les trois grues de bord, travaux sur les tôles entre les cales et les capacités à combustible, remplacement des gaines de ventilation … Durant plus d’un mois, 50 à 80 ouvriers étaient chaque jour à pied d’œuvre. Des hommes issus du chantier naval et de la quinzaine d’entreprises sous-traitantes (Mac Gregor, Optimarin, Radio Holland, Kawasaki Service Engineer…).

Le Marfret Guyane est sorti le 10 août dernier de la forme chinoise, paré à reprendre du service pour cinq ans. Le fier navire vogue désormais dans le cadre d’un nouveau contrat d’affrètement d’un an et demi.  Dans le sillage de cet arrêt technique réussi, le sistership Marfret Marajo pourrait bien mettre le cap lui aussi sur la Chine l’année prochaine.